Mission Fourgous pour les Tice

L’accompagnement à la scolarité, mai 2006

mardi 15 septembre 2009

Retour : Point sur les études antérieures

Synthèse du rapport : L’accompagnement à la scolarité Pour une politique coordonnée, équitable et adossée aux technologies de l’information et de la communication mai 2006

I - Constats

Les insuffisances des politiques actuelles

  • Les distinctions temps scolaire/hors temps scolaire et intérieur/extérieur de l’École restent souvent floues pour les usagers.
  • L’accompagnement à la scolarité au sens défini par la Charte repose nécessairement sur le volontariat des élèves et de leurs familles.
  • L’accompagnement à la scolarité touche environ 3% de la population scolaire totale du primaire et du collège.
  • C’est au niveau des classes charnières qu’apparaît le plus souvent la conscience d’un besoin d’accompagnement, notamment entre CM2 et 6ème.
  • Tous les interlocuteurs rencontrés par la mission confirment le peu d’efficacité des dispositifs d’accompagnement à la scolarité pour les élèves en très grande difficulté.
  • L’accompagnement numérique en ligne est souvent évoqué, mais il nécessite en préalable une couverture du territoire par l’internet à haut débit et un adulte accompagnateur.
  • Le développement des ENT est certes prometteur mais il existe un risque important que les élèves qui tireront le plus de profit de ce type de dispositifs soient ceux qui ont déjà acquis une assez grande autonomie…

Une montée en puissance des TICE qui ne résout pas tous les problèmes

  • Dans l’opération « École ouverte », qui fait la preuve de son efficacité, la direction de l’enseignement scolaire ne dispose d’aucune donnée sur les utilisations des TIC par les enfants
  • La mission constate également que certains professeurs passent beaucoup de temps à préparer et corriger des devoirs numériques et que les élèves travaillent parfois sur des supports pédagogiques contestables.
  • Les utilisations des TIC pour l’accompagnement à la scolarité sont diverses et n’ont jamais fait, à quelque niveau que ce soit, l’objet d’une réflexion ou d’une impulsion globales.
  • Le risque est grand de voir se développer une pratique du plagiat intellectuel grâce à l’internet. Il convient de réfléchir au rôle indispensable de l’adulte, mais aussi à la conception de logiciels spécifiques développant le sens de l’argumentation et de l’esprit critique et rationnel. Les produits observés par la mission sur tel ou tel site visité n’emportent guère la conviction sur ce point.
  • L’accès des parents à l’ENT se limite parfois à la description de l’emploi du temps et des activités de l’école. Peu de logiciels sont pensés pour permettre un accompagnement à la scolarité à domicile associant les parents de façon non formelle et leur permettant réellement de contribuer aux apprentissages sans pour autant jouer un rôle de professeur qui n’est pas le leur.
  • Les apports des logiciels aux apprentissages sont peu analysés. Quid de l’usage du correcteur orthographique pour la maîtrise de la langue ? Quid de la pertinence de l’ordinateur dans le cadre d’une pédagogie différenciée ?

II - Quelques recommandations de la mission

Formation des enseignants

  • La formation des maîtres concernés par l’accompagnement à la scolarité et les TIC devrait constituer, pour l’éducation nationale, une obligation absolue.

Labellisation

  • Les dispositifs d’aide à la scolarité sont appelés à se multiplier. Il est nécessaire de créer un outil d’aide à la décision, en direction des collectivités territoriales et des établissements, voire des parents pour évaluer la pertinence des schémas proposés

Restaurer la continuité entre le temps scolaire et le temps hors scolaire

  • L’outil informatique peut établir le continuum indispensable entre école et activité extrascolaire à condition que l’élève dispose d’un ordinateur et de logiciels efficaces.
  • Les TICE permettent de « délocaliser » l’espace de travail mais cela suppose, qu’en dehors de l’École, l’accompagnateur, la famille ou l’élève puissent s’appuyer sur un dispositif que l’institution scolaire, en accord avec la collectivité locale qui subventionne, a déterminé.
  • Impliquer les enseignants serait le moyen radical d’éviter le hiatus qui sépare le scolaire du périscolaire (à la condition de varier les méthodes pédagogiques employées). Seule une rémunération des heures ainsi dispensées pourrait les rendre attractives.
  • L’élargissement des fonctions des assistants pédagogiques est également une solution à étudier.

Utiliser les TICE pour la réussite des élèves

  • Un usage profitable des TICE dans l’accompagnement exige en préalable une bonne maîtrise de celles-ci au sein même de la classe, et donc, de la part des enseignants, une pratique pédagogique adaptée.
  • Faire recenser et sélectionner par le CNDP les produits appropriés en matière de soutien et d’accompagnement.

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