Mission Fourgous pour les Tice

Formation des enseignants du secondaire

mardi 27 septembre 2011

Thème 3 : Formations des enseignants
1-Comment modifier la formation des enseignants afin de permettre une réelle et pleine intégration des outils numériques dans les écoles et les établissements scolaires ?

2- Quelles sont, pour les enseignants, les compétences et qualités requises pour un enseignant afin de former les élèves qui seront les adultes de demain ?

3- Quel nouveau statut donner à l’enseignant afin que le métier prenne en compte les évolutions de la société ?


1 contribution


  • Il s’agit moins selon moi de modifier la formation POUR une meilleure intégration des outils numériques que de modifier la formation pour une meilleure pédagogie PAR LAQUELLE les usages numériques par les enseignants ET les élèves seront développés. Il y a donc un préalable de la réactivation de la formation pédagogique, qui « surplombe » l’apprentissage des outils numériques par les enseignants ...

    Sans développer plus avant, voir le remarquable travail fait par les étudiants du Master Economics and Public Policy de l’Ecole Polytechnique, de l’Ecole Nationale de la Statistique et de l’Administration Economique (ENSAE) et de Sciences-Po, dont voici une extraction.

    « En revanche, l’absence de véritable formation pédagogique va à l’encontre de toutes les bonnes pratiques mises en place à l’étranger et qui ont fait la preuve de leur efficacité."
    Une étude récente (Yann Algan, Pierre Cahuc et Andrei Shleifer, « Teaching Practices and Social Capital », miméo, 2011, http://isites.harvard.edu/fs/docs/i...) menée sur un échantillon de 70 000 élèves, 7 000 enseignants et 4 000 écoles dans 23 pays éclaire assez précisément l’influence des méthodes d’enseignement sur le « capital social » transmis aux élèves, en particulier la confiance qu’ils acquièrent pour eux-mêmes et celle qu’ils projettent dans les autres et les institutions. Cette étude exploite le fait que les méthodes d’enseignement diffèrent d’un pays à l’autre et, au sein d’un même pays, d’une école à l’autre. Certaines écoles se caractérisent par un enseignement « vertical » où les professeurs délivrent des cours de type magistral, les élèves prennent des notes, lisent des manuels et les enseignants posent des questions aux élèves. La relation principale se situe donc entre le maître et les élèves. A l’inverse, d’autres écoles mettent l’accent sur un enseignement « horizontal » où les élèves travaillent en groupe, réalisent des projets communs et ce sont plutôt les élèves qui posent les questions aux professeurs.
    L’apport principal de l’étude est de montrer que les méthodes d’enseignement influencent significativement la façon dont les élèves voient la société dans laquelle ils vivent, mais surtout, cette étude prouve que cette influence existe indépendamment des croyances préexistantes dans la société. En d’autres termes, pour un Finlandais ou un Danois par exemple, la coopération ou l’estime de soi ne font pas uniquement partie de la culture de leur pays, elles résultent aussi des méthodes « horizontales » d’enseignement qui y sont pratiquées. A contrario, cela signifie que l’individualisme et l’absence de confiance peuvent être combattus en changeant les méthodes éducatives. Un message directement applicable à la France où la pédagogie « verticale » prévaut. »

    Toikin : suivez-moi sur www.ecole2demain.org

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