Mission Fourgous pour les Tice

Pratiques pédagogiques à l’École

mardi 27 septembre 2011

La lettre de mission de Monsieur le Premier Ministre, Monsieur Fillon, soulève deux problèmes principaux :
1-« Vous ferez un état des lieux de la recherche sur les usages pédagogiques du numérique et réfléchirez à son développement ainsi qu’à son articulation avec la pratique professionnelle des enseignants »
2- Vous réfléchirez au « rôle des établissements d’enseignement supérieur dans la formation initiale et continue des enseignants, du primaire au supérieur, via notamment les outils et les usages du numérique ».

Dans ce cadre, nous vous proposons quatre thèmes : deux sur « le numérique et la pédagogie » et deux sur « le numérique et la formation ».

Nous attendons vos idées, réflexions, participations avec plaisir et espérons que vous serez nombreux à nous donner votre avis. Merci d’avance pour votre participation à cette mission aussi importante que passionnante.

Thème 1 : Pédagogie et didactique dans le Primaire et le secondaire

1-Comment le numérique impacte-t-il les apprentissages et l’enseignement dans le Primaire et dans le secondaire ?

2- Quelles pratiques innovantes mettre en place dans les classes afin de mieux répondre aux nouvelles compétences attendues dans notre société où le numérique sous-tend chacune de nos activités et de mieux prendre en compte les caractéristiques de la génération numérique ?

3- Quels sont selon vous les freins au développement des usages numériques par les enseignants ?

4- Quelles sont les attentes des parents d’élèves face a l’apport du numérique dans les apprentissages scolaires et dans la réussite scolaire de leurs enfants ?


7 contributions

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  • Pratiques pédagogiques à l’École 28 octobre 2011 18:14

    pour le secondaire : facilitation matérielle dans les établissements, car nous ne manquons pas de formation, nous sommes maintenant souvent sur formés, et bien dispersés par l’offre matérielle et logicielle,
    agir maintenant pour « décontracter » les pratiques de tous ?
    entre autres,
    - rendre au moins un ordinateur et un vidéoprojecteur aussi disponible que le morceau de craie, ou le papier de brouillon, dans chacune des salles de tous les établissements,
    - prévoir une salle de permanence/étude équipée avec assistant pédagogique dédié.

    enseignant mathématiques

  • Pratiques pédagogiques à l’École 10 novembre 2011 22:01

    E génération...Rien n’est plus difficile pour des élèves de troisième qu’une « recherche sur internet », internet se réduisant à Wikipédia, et Facebook.
    Je ne suis pas de la e génération, mais je trouve sur internet. Pourquoi ? Parce que j’ai une culture générale suffisante qui me permet de demander des mots-cléfs précis.
    Parce qu’aussi je sais trier les sites, et ne vais pas forcément prendre des vessies pour des lanternes.
    Seule une solide culture commune peut permettre une pratique efficace d’internet. Internet qui, rappelons-le, ne pense pas à notre place.

  • Pratiques pédagogiques à l’École 11 novembre 2011 19:53, par parentretro

    Quelques remarques d’ordre général :
    * nos enfants passent déjà des heures devant des écrans à la maison, nous parents, ne souhaitons pas qu’ils en passent encore davantage à l’école.
    * nos enfants nous rapportent parfois les conditions de travail en salle info :
    - profs débordés car trop sollicités par des tâches externes (problèmes de matériel défectueux, ou de logiciels non installés sur tel ou tel poste)
    - certains élèves en profitent pour aller sur msn ou youtube au lieu de faire l’activité demandée
    - profs débordés à aider certains élèves pas du tout autonome avec le logiciel
    etc.
    Au final, les séances d’informatique n’apportent rien à nos enfants.
    * grosse perte de temps : allumer le matériel, attendre que tout s’installe... entre le moment où on allume l’ordi et le moment où on peut être opérationnel, il faut compter 10 minutes parfois... Avec une craie et un tableau : 1 seconde. Quand on sait qu’il faut compter 10 minutes en fin de séance... nos enfants sont donc en situation pédagogique 35 minutes au lieu de 55. (Sans parler des coupures de réseau en cours de séance obligeant à tout réinitialiser...)
    * Une salle avec 20 ordis ou une salle avec un vidéoproj en route, ça génère un sur-bruit très fatigant à la longue.

    Bref, les TICES c’est très bien pour une conférence préparée soigneusement face à un public passif... mais pas du tout adapté pour une courte séance face à un public censé être actif.

    Si on le veut, on peut faire de belle choses avec un craie et un tableau noir, avec un cahier de brouillon et un crayon...

  • Pratiques pédagogiques à l’École 12 novembre 2011 19:48, par Lomprez

    Je suis toute disposée à utiliser les nouvelles technologies. Dans mon établissement ; pour utiliser le video projecteur, il faut prévoir une large plage horaire avant de commence, en effet il faut d’abord remonter tout le systeme, avec un ordinateur vieux, de nombreux sites bloqués car jugés trop dangereux par notre administration ( youtube par exemple) même si c’est la main du prof qui l’ouvre !! Ensuite nous projetons sur le tableau blanc, il ne faut pas compter sur les rideaux, absents, pour empecher la lumière extérieure de masquer l’image et pour le son l’ordinateur n’a pas de hauts parleurs !!
    Chez nous les profs sont volontaires, les élèves prets, mais la direction de notre établissement bloque par méconnaissance des technologies et manque de confiance envers l’équipe enseignante.
    Un prof ne peut faire qu’avec ses moyens et ceux mis à sa disposotion je ne vais pas arriver le matin à 6 h pour tenter de faire fonctionner le systeme.

    Pour la salle info, mettre des classes de plus de 30 car c’est ce que nous avons devant 15/ 20 postes, c’est très difficile, le bruit le manque de place ... et surtout l’impossibilité de mettre tous les postes sur internet avec une rapidité moindre ...

  • Pratiques pédagogiques à l’École 13 novembre 2011 09:53, par babayaga

    Il me semble que nous sommes bien inégaux devant l’équipement, la formation, l’utilisation des TICE, dans les lycées. Je suis enseignant en mathématiques dans un LGT.
    Nous nous battons depuis la tentative de mises en place d’une épreuve pratique au bac S, pour avoir des vidéo projecteurs, comme le préconise un texte de l’IG.
    Petit à petit, nous gagnons de l’équipement. Mais laissons des querelles de clochers entre les équipes disciplinaires qui sont plus dotées que d’autres ( un vidéo projecteur par salle depuis longtemps pour certaines disciplines).
    Nous avons, en mathématiques, de nombreuses possibilités de gain d’attention et de compréhension de la part de nos élèves, en utilisant les TICE : aborder un concept, faire bouger une figure...ne sont que de vieilles histoires qui ne font pas varier beaucoup les pratiques pédagogiques.
    Gr^ce à un scanner à main que je me suis payé, je peux numériser rapidement des écrits d’élèves et les projeter, évitant ainsi de longues séances d’écriture au tableau. Nous passons directement à l’analyse des solutions proposées, plusieurs peuvent être examinées. Les élèves voyant ainsi projeté leur cahier, portent souvent plus soin à leurs travaux.

    Je peux dire que cet outil a changé ma pratique de correction d’exercices.

    Je dispose depuis jeudi dernier d’un tableau interactif. Cela changera également mes pratiques en classe, mais je n’ai pas encore de recul, même si je peux faire quelques hypothèses de changement :

    Garder la trace de ce qui a été fait au tableau pour y revenir, si besoin est, dans la séance, se remémorer la séance d’avant, ....

    Dans mon cas, je regrette le poids et la lenteur de mise à disposition de matériel permanent dans les salles. J’étais à deux doigts de m’acheter mon propre vidéo projecteur pour travailler conformément aux programmes ! Acheter mes stylos, ma calculatrice, mon ordinateur, mon imprimante, passe, j’ai eu mon scanner à main, je me suis acheté une imprimante laser pour faire mes tirages à la maison, évitant ainsi les inconvénients des dysfonctionnements du matériel du lycée... J’ai enfin obtenu une salle équipée... nous sommes 10 profs de mathématiques.

    Le conseil régional vient de doter les élèves de 2nde d’ordinateurs portables. Je commence à pouvoir demander d’autre types de devoirs.
    Oui, les pratiques pédagogiques bougent, mais que c’est lent !
    On reproche au systèmes scolaire d’être à côté des modes de fonctionnement des élèves, mais les enseignants qui ont envie de bouger doivent faire preuve d’un dynamisme épuisant à la longue.

  • Pratiques pédagogiques dans une circonscriptin du premier degré 29 novembre 2011 11:05, par David Lefebvre

    Bonjour,

    Inspecteur de l’éducation nationale en charge d’une circonscription du premier degré, donc un secteur assez large, le plan ENR a été le déclencheur d’un mouvement plus vaste. Dans les 35 (souvent petites) écoles de la circonscription, à ce jour 37 classes sont équipées d’un TBI et 10 projets sont en cours de réalisation.

    On voit que le numérique impacte les apprentissages quand son utilisation devient habituelle en permettant par exemple pour tous l’accès à des ressources avant non utilisées.

    Les pratiques innovantes (travail avec les ordinateurs de la classe mobile sur un texte commun par exemple) deviennent alors des réalités quotidiennes et non plus exceptionnelles.

    Un travail de proximité avec les élus et les enseignants peut permettre de lancer une dynamique sur l’ensemble d’un territoire. Je serai heureux de partager cette expérience avec la commission.

  • Chargée d’une mission de scolarisation des élèves handicapés malentendants ou sourds de 2006 à 2011, j’ai pu constater à quel point le numérique permettait aux enseignants ( en milieu ordinaire cf Loi du 11 février 2005)( qui ne sont ni spécialistes, ni necessairement formés) d’individualiser leurs enseignements. Pour ce pubmic d’élèves à b esoins particulier ( Special needs education, SNE) le numérique est à la fois outil de compensation et d’accessibilité.

    De nombreux outils sont en cours de construction et des cours de LSF ( Langue des Signes) sont au CNED et au CRDP de Rouen : il faudrait qu’ils soient librement accessibles dans tous les établissements scolaires et notamment dans les Pôles Pass académiques où la LSF doit être enseignée.
    Des filières LSF s’ouvrent dans les universités et il faudrait les mettre en réseau.
    Il faut développer cet enseignement « à distance » ( par vidéos interposées pour les jeunes et étudiants sourds), le seul à même d’offrir une couverture nationale, en l’absence de ressources humaines qualifiées. Ceci est aussi un reel besoin. On constate que les apports pédagogiques pour ces publics à besoins particuliers sont transférables aux élèves ordinaires.
    Mireille Golaszewski
    Inspecteur général honoraire, consultante

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