Mission Fourgous pour les Tice

Rapport Jolion : Masterisation de la formation initiale des enseignants : enjeux et bilan

jeudi 13 octobre 2011

« Enseigner est un métier » rappelle Jean-Michel Jolion, Président du Comité de suivi Master

JPEG - 220.1 ko

Quelques recommandations du rapport :

  • Nécessité d’une politique spécifique de recrutement et de formation des personnels
  • « Trancher sur le rôle du concours » :
    Concours final (admissibilité en fin de M1) : doit alors « valider le caractère professionnel de la formation » ;
    Concours initial (admissibilité en fin de L), il doit « ouvrir sur une vraie formation professionnelle », mais tenir compte de la formation professionnalisant. « Une meilleure articulation entre l’admissibilité et l’admission doit permettre de ne pas accumuler les deux phases du concours sur les deux derniers semestres du cursus. Notre préférence va donc à une admissibilité en fin de M1. » Un stage en responsabilité doit être obligatoire et faire partie intégrante du recrutement.
    « Positionner l’admissibilité des concours en fin de M1 serait une moins mauvaise solution », telle adaptation devant « s’accompagner d’une mesure réglementaire permettant à tout étudiant admissible en fin de M1 de bénéficier de cette admissibilité plusieurs années ».
  • S’interroger sur l’avenir de l’agrégation : « l’existence d’un concours spécifique doit se justifier par l’existence d’un métier spécifique ».
  • « Une vraie formation professionnelle », de deux ans, s’appuyant sur un stage obligatoire.
  • « Le concours doit avoir l’objectif, pour l’admissibilité de mesurer à la fois la motivation initiale et le niveau de connaissance minimal du candidat, et, pour l’admission, de mesurer l’insertion dans le volet professionnel du futur métier. Cette dernière étape doit donc prendre plus en compte la capacité à transmettre des connaissances que la seule acquisition de ces connaissances qui relève du diplôme de master. Il faut en finir avec la guerre entre “transmission des savoirs” et “savoirs de la transmission” ».
  • « Repenser le rôle de la recherche, notamment pour les professeurs des écoles. »
  • « Un nouveau statut pour les IUFM : opérateur principal des formations conduisant au métier de la formation du premier degré et comme opérateur d’appui pour le volet professionnalisant des autres formations. »
  • Diversifier les voies d’accès au métier d’enseignant pour les filières PLP et PET (par une différenciation des cahiers des charges et des politiques de recrutement et de formation) :
    « Pour les filières conduisant aux concours des professorats des lycées professionnels (CAPLP) et de l’enseignement technique (CAPET), l’application de la mastérisation est un élément de très forte fragilisation notamment car elle écarte tout un vivier de candidats issus du milieu professionnel… »
  • « Favoriser l’ouverture et l’évolution de carrière vers d’autres métiers »
  • Mise en place de dispositifs pour favoriser la mixité sociale des enseignants. « La réforme de la masteurisation allonge la durée de formation non rémunérée et rend le cursus peu compatible avec l’exercice d’une activité. Il y a donc a craindre une sélection sociale accrue, source d’un décalage entre le vécu des élèves des familles défavorisées et expérience sociale des enseignants. [...] Des dispositions appropriées doivent favoriser la diversification des populations candidates a l’enseignement. L’origine sociale des enseignants doit être le reflet de la diversité des populations de notre pays. »

« Il est tout à fait possible d’envisager un concours de recrutement sur un contenu qui soit déconnecté de l’exercice d’une profession. Mais cela n’a de sens que si le concours ouvre sur une vraie formation professionnalisante ».


Apporter votre contribution

 
Assemblée nationale   MEN